CONSEIL ET EXPERTISE
Etudes d’impact
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L’évaluation de l’ampleur de l’impact odorant d’une installation industrielle ou agricole devient petit à petit indispensable pour compléter un dossier d’autorisation ou démontrer l’efficacité (ou non) des techniques de gestion et de contrôle des odeurs. |
La procédure nécessite l’estimation du rejet global des émissions odorantes de l’installation concernée, et l’utilisation d’un logiciel de dispersion atmosphérique de façon à prévoir le niveau d’exposition aux odeurs du voisinage. Puis, en appliquant le critère d’impact approprié, il est possible de déterminer la zone où des plaintes pour nuisance olfactive peuvent se produire. Ce type d’étude peut être utilisé pour vérifier la pertinence de plaintes enregistrées par le passé, prédire l’impact d’installations nouvelles ou existantes, évaluer l’impact des stratégies de contrôle des odeurs envisagées. Il est ainsi possible d’identifier les solutions les plus efficaces pour chaque cas particulier.
Caractérisation des sources
Les émissions odorantes
de l’usine concernée peuvent être caractérisées par des prélèvements à la source, et des analyses physico-chimiques ou sensorielles (olfactométrie selon EN 13725). Pour les émissions diffuses, la caractérisation peut être réalisée par des mesures dans l’environnement, avec des jury dont la sensibilité olfactive a été contrôlée.
De façon alternative et pour des sources comparables, les facteurs d’émission issus de la littérature ou de la recherche peuvent être appliqués sur des unités futures. Odournet tient à jour une conséquente base de données qui comprend les facteurs d’émissions mesurés depuis 20 ans au cours de campagnes sur des sites industriels ou agricoles.
Evaluation de l’exposition
Le procédé qui permet de relier une émission odorante à la gêne engendrée n’est pas direct. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte, comme le caractère de l’odeur, la dilution à l’atmosphère, et des facteurs liés à la localisation et à la sensibilité des récepteurs. Certains ou l’ensemble de ces facteurs peuvent nécessiter d’être examinés en détail lorsque l’on cherche à estimer l’impact odorant d’une installation.
Aujourd’hui, la méthodologie la plus robuste pour évaluer les niveaux d’exposition aux odeurs est d’utiliser les techniques de modélisation de la dispersion atmosphérique. Après avoir choisi avec soin le critère d’impact aux odeurs (exprimé en terme de concentration et fréquence d’exposition, par exemple 5 UOE/m3 au percentile 98), il est possible de prévoir les zones où une gêne olfactive peut être ressentie. Ces critères peuvent provenir d’études épidémiologiques dose-effet ou bien de l’analyse des plaintes existantes autour d’installations spécifiques.
Application
Une fois que les émissions d’une installation donnée ont été caractérisées, il est possible d’utiliser le modèle de dispersion pour évaluer quelles variations sur quelles sources permettraient de réduire l’étendue de l’impact de façon significative. Cette information peut être utilisée pour évaluer les différentes options des techniques de contrôle, comparer des modifications dans le process ou dans la stratégie de contrôle des odeurs, démontrer l’impact de nouvelles installations ou les améliorations résultant de la restructuration des installations existantes. L’utilisation d’un tel procédé et un moyen utile et efficace pour évaluer les différentes options d’un process à l’étape du design, évitant ainsi des soucis plus tard au moment de la concrétisation du projet.

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